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2026
× Voyage à RomeExposition "Lieux saints partagés", Villa Médicis, Musées du vatican, Sancta Sanctorum, Sta Croce in Gerusalemme, Palazzo Massimo alle Terme, Trastevere
Commentée par Alain Bourdy et Odile Billoret-Bourdy, Amis du Mucem
× Visite Focus à l'occasion de l'entrée de Robert Badinter au PanthéonSur son combat pour l'abolition de la peine de mort et l'histoire de la patrimonialisation de la guillotine. Le Mucem est un musée de Société, héritier du musée national des Arts et Traditions populaires. Il documente et met en lumière les mobilisations sociales face aux grandes transformations du monde. Cette partie de l’exposition, intitulée « Peuples en mouvement », s’organise autour de dates clés qui marquent les luttes, les ruptures et les progrès qui ont contribué à construire la société française contemporaine. À travers une sélection d’objets et de récits, ce parcours interroge la manière dont ces mouvements sont entrés au musée — et comment leur mise en mémoire éclaire notre compréhension d’un monde en perpétuelle mutation.
× Lectures gourmandes "Tango de Satan" de Laszo KrasznahorkaiCe roman nous transporte dans la grande plaine hongroise balayée par le vent et l'incessante pluie d'automne. Dans une ferme collective démantelée et livrée à l'abandon, quelques habitants végètent, s'épiant et complotant les uns contre les autres, lorsqu'une rumeur annonce le retour de deux autres personnages que l'on croyait morts. Cette nouvelle bouleverse ces êtres en manque de perspective. Certains y voient l'arrivée d'un messie, d'autres redoutent celle de Satan. Farce noire teintée d'ironie, ce romain conçu comme un tango où les danseurs viendraient les uns après les autres sur la piste de danse, nous plonge dans un voyage poétique peuplé de solitude et de mélancolie, une quête de vérité emplie d'humanité sur la place de notre existence face au Temps.
Hôtel de Caumont Exposition "Regards d'un collectionneur" Oscar Ghez
× Une journée à Aix-en-ProvenceMatin 9h15 : Hôtel de Caumont OSCAR GHEZ, visite sous la conduite de Laurent Genest, conférencier diplômé de l'Ecole du Louvre Cette exposition retrace l'évolution de la peinture française à travers 60 ans de chef-d'oeuvre de la collection d'Oscar Ghez, fondateur du Musée du Petit Palais de Genève. Initiée dans les années 1950, la collection d'Oscar Ghez se distingue par des choix à contre-courant de son temps. Visionnaire, il s'intéresse à des artistes alors peu considérés par le marché de l'époque et qui deviendront de grands noms de l'histoire de l'art tels que Gustave Caillebotte, Frédéric Bazille. Grand amateur de figures et de portraits, il s'éloigne de la peinture de paysages, alors dominante dans les collections impressionnistes de cette époque. Il accorde également une place de choix aux femmes artistes, largement représentées dans l'exposition. Le parcours se poursuit par une section dédiée au néo-impresionisme. La section suivante présente deux artistes de prédilection d'Oscar Ghez : Félix Valloton et Louis Viallat, qui illustrent une transition sensible vers la modernité. L'exposition met également en lumière l'audace des fauves, avec notamment Raoul Dufy, et la peinture décorative avec de grands formats saisissants de Paul Sérusier et Edouard Vuillard, reflet de l'ambition esthétique de l'époque. Enfin, la dernière section montre la force créatrice des avant-gardes de l'Ecole de Paris et cubiste : Tamara de Lempicka, Marie Laurencin, Suzanne Valadon incarnant un XXe siècle en pleine effervescence, ainsi que des oeuvres de Picasso, 12h Déjeuner au restaurant la "Brocherie" Après-midi 14h30 : Musée des Tapisseries Cette visite est réalisée en écho avec l'exposition qui se tient actuellement au Mucem Don Quichotte Histoire de fou, Histoire d'en rire. Le Musée des tapisseries présente une série relatant l'histoire de Don Quichotte (cartons de Charles Natoire). Le musée des tapisseries est aménagé dans l'ancien Palais des Archevèques, depuis 1909. Cet écrin somptueux au coeur du vieil Aix réunit de très belles pièces des XVIIe et XVIIIe siècles dans ses salons. Cette riche collection, réunie par les archevêques nous offre, notamment, des tapisseries nommées "Les grotesques" série tissée à Beauvais vers 1689 d'après les cartons de Jean-Baptiste Monnoyer (peintre, dessinateur et graveur français, spécialisé dans la peinture de natures mortes de fleurs et de fruits. Il était attaché aux ateliers de tapisserie des Gobelins et à ceux de Beauvais, pour lesquels il réalisait des cartons de fruits et de fleurs) inspiré du style Berain. Le style Berain, développé par Jean Berain, est un style décoratif qui a marqué l'art français du XVIIe siècle. Ce style est caractérisé par une combinaison de gratuité et de fantaisie, alliant rigueur classique et ornements. Berain a été l'un des principaux ordonnateurs du style décoratif sous Louis XIV, il a influencé l'architecture, les arts du spectacle, la gravure, l'ébénisterie et les objets d'art, posant les fondements du style français d'appartement et du décor princier européen.
× Théâtre TNM La Criée « 65 Rue d’Aubagne »Mathilde Aurier / Cie du cri « Le jour où c’est arrivé, j’ai vu la poussière et j’ai pensé : il neige. Regarde, Chiara, il neige… Les flocons recouvrent les toits. » Comment survivre à la catastrophe ? À partir de récits intimes et collectifs des effondrements de la rue d’Aubagne, Mathilde Aurier raconte l’histoire de Nina, survivante, et révèle à la fois les blessures de Marseille et la force de ses habitant·es. De nouvelles rencontres suivent, avec d’autres survivant·es, des proches de victimes, des membres du Collectif du 5 novembre, des habitant·es de Noailles, des associations. De toutes ces paroles, l’autrice et metteuse en scène marseillaise a fait un texte, porté par six interprètes dont la Jeune Troupe de La Criée, dans lequel les récits se croisent et donnent souffle à la fiction. L’effondrement n’est pas que poussière et gravats, il gagne la langue, morcelée, et les êtres, brisés.
Commentée par Enguerrand Lascols, commissaire de l'exposition
× Mucem : exposition " Clément Cogitore..."Clément Cogitore, Ferdinendea, l'ile éphémère. Entre fin juin et mi-juillet 1831, l’activité volcanique sous-marine fait naître une nouvelle île en Méditerranée, dans le canal de Sicile, en face de la Tunisie. Le nouveau territoire éveille la curiosité des scientifiques et la convoitise des puissances européennes en pleine expansion coloniale. En quelques semaines, l’île est notamment revendiquée pour sa position stratégique par la Grande-Bretagne, la France et le Royaume des Deux Siciles. Cette compétition des nations est toutefois de courte durée : six mois à peine après son apparition, l’île nouvellement formée sombre sous les vagues de la Méditerranée. Ses noms multiples restent consignés dans les archives européennes : « Ferdinandea » pour le Royaume des Deux-Siciles, en l’honneur du roi Ferdinand II de Bourbon, « Julia » pour les Français en référence à la monarchie de Juillet, « Graham » pour les Anglais, d’après Sir James Graham, premier seigneur de l’amirauté, et « Nerita » pour les populations locales. À travers les films, vidéos et photographies, Clément Cogitore, artiste chercheur, spécule sur l’émergence, la chute et la possible réémergence du volcan. Entre documentaire et fiction, son intuition métaphorique orchestre prémonitions, croyances populaires, documents d’archives, relevés scientifiques et cartographiques : entre ses mains, « Ferdinandea » devient le miroir de différents rapports au monde et de futurs possibles. Selon le récit multiforme de Cogitore, « Ferdinandea » constitue une utopie/dystopie immergée, un lieu de tous les possibles à partir duquel l’artiste invite à repenser l’espace de la « mer du milieu ».
par Caroline Chenu, chargée de recherches et de collections au Mucem, commissaire de l’exposition
× Conférence UTL : « Bonnes Mères »Comment les représentations artistiques de la maternité ont-elles façonné notre regard sur les mères, et notre rapport à la maternité, en Méditerranée ? Cette question essentielle est au cœur de l’exposition Bonnes Mères qui proposera à partir de mars 2026 une traversée sensible et politique de ce que signifie « être mère » autour de cette mer commune. Elle amènera à penser la maternité non plus comme un mythe figé, mais comme une expérience mouvante, traversée de contradictions, de beauté, de luttes et de lumière. Dates de l’exposition : du 18 mars au 31 aout 2026
Marcoville « Lumières Célestes »
× Cathédrale Sainte-Marie-Majeure - La Major - MarseilleMarcoville est un sculpteur français, ses premières créations datent des années 70. Son travail mêle valorisation des matériaux destinés au rebut et poésie. Il explore le verre, qu’il cisèle, colore et empile pour créer des oeuvres lumineuses et vibrantes. Ses compositions, aux inspirations multiples, mêlent nature, spiritualité et imaginaire.
Centre de la Vieille Charité
× Aden-Marseille. D’un port à l’autreL’exposition explore les liens historiques et culturels, bien au delà des liens commerciaux, entre deux ports, Marseille et Aden, à travers :- Une trentaine d’oeuvres provenant du Yémen, offertes à la cité phocéenne au début du XXe siècle par la Compagnie des Messageries Maritimes et par la famille Riès, grands négociants en café.- Une centaine de prêts exceptionnels issus du musée du Louvre, du British Museum et d’autres grandes institutions européennesEntre archéologie, histoire et création contemporaine, nous sommes invités à explorer la mémoire des liens tissés et des circulations entre ces deux ports. Cette exposition nous éclaire sur l’immense richesse de la culture et de l’histoire de ce territoire situé au carrefour de grandes civilisations, et sur les riches influences développées entre ces ports.
× Théâtre TNM La Criée « La Leçon»Robin Renucci porte au plateau la modernité du texte de Ionesco et son théâtre violemment comique et dramatique. Comment faire acte de partage des connaissances et créer du désir d’apprendre ? C’est d’abord la notion de transmission qui aura conduit Robin Renucci à raviver « La Leçon ». Dans ce texte écrit en 1950, le savoir est imposé. Et finalement l’élève, la jeune fille, est chosifiée, manipulée, abusée et anéantie. Pour la mise en scène, Robin Renucci choisit un lieu ouvert, un extérieur. C’est là aussi que se trouve la modernité de « La Leçon » : l’outrepassement du pouvoir se joue au vu et au su de toutes et de tous.
Marcoville « Lumières Célestes »
× Cathédrale Sainte-Marie-Majeure - La Major - MarseilleMarcoville est un sculpteur français, ses premières créations datent des années 70. Son travail mêle valorisation des matériaux destinés au rebut et poésie. Il explore le verre, qu’il cisèle, colore et empile pour créer des oeuvres lumineuses et vibrantes. Ses compositions, aux inspirations multiples, mêlent nature, spiritualité et imaginaire.
× Théâtre TNM La Criée « Les Généreux»Dans une version mêlant français et arabe qui donne une portée universelle au texte théâtral, cette fresque sociale célèbre avec humanité des héros de l’ombre. C’est l’une des oeuvres majeures de l’auteur algérien Abdelkader Alloula assassiné en 1994 à Oran. Ce texte composé de 3 récits, encadrés par de bouleversantes ballades musicales, met en scène des personnages au statut social modeste qui oeuvrent à rendre plus humaine une société inégalitaire : le concierge d’un lycée, un employé d’hôpital et un syndicaliste qui vient en aide aux animaux délaissés. Nous vous proposons d'assister à l’intégrale des 3 récits et d’entendre le parler poétique et populaire d’Alloua en français et en arabe pour une intégrale de 3H entracte inclus.
× Lectures gourmandes "La fuite du temps" de Yan LiankeCe livre sensuel et flamboyant s'ouvre sur la mort et se clôt par la naissance. Fondé sur des faits réels de la terre natale de l'auteur, le Henan, il possède la violente beauté d'un mythe sur l'origine et la fin des temps. Depuis toujours les habitants d'un village perdu au coeur des montagnes luttent pour survivre à une maladie qui les emporte avant quarante ans. Depuis toujours Sima Lan, le chef du village, aime d'un amour fou la douce Sishi. Aujourd'hui Sima Lan se meurt et le cours du temps s'inverse pour remonter vers les causes premières, en un cheminement qui est celui des combats opiniâtres qu'ont depuis toujours livrés les hommes pour assurer leur maîtrise sur le monde et leur propre survie. Car ce que célèbre Yan Lianke en ce livre, ce n'est pas la victoire impossible de l'homme sur la mort, mais le courage, l'obstination avec lesquels ces villageois, portés par une immense force collective, entreprennent, à chaque génération, de titanesques travaux pour conjurer le mal qui empoisonne leur terre et leur eau, leur capacité à puiser au plus profond d'eux-mêmes aux sources de la vie et de l'amour, dans l'espoir de continuer à entendre bruire la lumière et respirer l'odeur verte de la sève au printemps.
× Théâtre TNM La Criée "Alexandre Kantorow"Salué à travers le monde comme l’un des plus grands pianistes de notre temps, Alexandre Kantorow nous propose un festival dont le programme met en valeur l’étendue de son talent. En prélude au 40 ans de Marseille Concerts, pour son grand retour à la Criée, Alexandre Kantorow a choisi un programme romantique correspondant à son coeur de répertoire mais qui s’ouvre avec deux pièces peu jouées : les variations composées par Franz Liszt sur un motif issu de la cantate BW12 de Johann Sebastian Bach (les pleurs, les lamentations, les tourments et le découragement) et la sonate opus 5 de Nilolaï Medtner, jeune contemporain de Rachmaninov. En deuxième partie, Chopin nous conduit vers la virtuosité lumineuse de la dixième sonate de Scriabine, avant de finir par l’ultime sonate composée par Beethoven, sublime synthèse de son oeuvre pour piano.
Commentée par Aude Fanlo, co-commissaire de l'exposition
× Exposition Don Quichotte Histoire de fou, histoire d'en rireEn 1605, Miguel de Cervantès invente un personnage qui se prend pour un chevalier errant dans un livre dont il est l’antihéros. Tel un vieil homme retombé en enfance, il joue à la fois « pour de vrai » et « pour de rire » les scénarios de son imagination. Avec son fidèle Sancho, il délivre des opprimés qui n’ont rien demandé et des princesses invisibles. L’un déclame de grands discours ampoulés et démodés, l’autre rétorque par des litanies de proverbes. Le duo enchaîne les combats parodiques, et l’auteur les mises en abîme malicieuses de la fiction et de lui-même.Quatre siècles ont pourtant déposé dans les secousses facétieuses ou vertigineuses de ce rire l’inquiétude de la modernité : la quête romantique d’un idéal impossible, la solitude métaphysique, le jeu des illusions et des désillusions, ou encore l’héroïsme de l’échec. A contrario, l’exposition a l’originalité de revenir sur les dimensions comiques, turbulentes et populaires de l’œuvre, ainsi que sur son inépuisable diffusion dans les champs artistiques les plus variés et dans la culture quotidienne.Partant des collections du Mucem, où Don Quichotte figure sur des lanternes magiques, des estampes, des cartes réclames et des jeux de cartes, l’exposition présente aussi des chefs-d’œuvre éditoriaux et artistiques, notamment grâce à un partenariat exceptionnel avec la Bibliothèque nationale d’Espagne et au soutien de nombreux prêteurs prestigieux en France comme à l’étranger…
× Théâtre TNM La Criée "L'Art de la joie"Ambre Kahan porte sur scène l'oeuvre monumentale de Galiarda Sapienza et nous emporte dans une puissante fresque théâtrale. L'insouminse Modesta, née en 1900 dans les bas-fonds de Sicile, va traverser les couches sociales, animée par un immense désir de liberté qui n'a que faire de la morale. Joie ne veut pas dire légèreté mais puissance nous dit Ambre Kahan. En deux actes correspondant aux deux premières parties du livre, le temps file, les scènes se tuilent, les décors sont changés à vue et la musique jouée en direct. Noémie Gantier (Modesta à tous les âges) ne quitte pas le plateau, entourée de tous les personnages (une douzaine de comédiens et comédiennes) et nous entraîne dans ce tourbillon de vie organique, sensuel et politique. Le spectacle dure 5H30, entracte inclus.
Expositions : "Carnavals d'ici et d'ailleurs" et le "Phare de Rembrandt"
× Une journée à DraguignanHôtel du Département "Carnavals d'ici et d'Ailleurs" A travers l'exposition "Carnavals d'ici et d'ailleurs", vous êtes invités à découvrir le caractère universel des carnavals dans le monde : la grande variété de leurs formes, leurs multiples origines mais aussi ce qu'ils expriment de notre besoin de fête, de danse, de liberté et parfois de transgression. Ils nous enchantent et nous incitent à danser... à "faire la fête" mais pas seulement. L'exposition explore la diversité des fêtes de Carnaval et des mascarades à travers des objets ethnographiques et des représentations artistiques. Elle met en lumière la contribution des artistes et le sens de ces célébrations qui marquent le passage de l'hiver au printemps. Le parcours invite sur trois étages à découvrir les origines du carnaval, les carnavals en Europe et en Méditerranée, la Tropicalisation du carnaval qui amène les visiteurs dans les Caraïbes et l'Amérique du Sud pour finir sur une vision contemporaine du carnaval. Cette visite sera commentée par : Françoise Dallemagne, Chargée de recherche et de collection Musée des Civilisation de l'Europe et de la Méditerranée -MUCEM et Mireille Jacotin, Conservateur en chef du Patrimoine -Responsable pôle Vie Publique Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée - MUCEM- Musée des Beaux-Arts "Le Phare de Rembrandt" Le Phare de Rembrandt invite le public à plonger dans l'univers de Rembrandt à un moment crucial : un demi-siècle après sa mort (en 1669), son nom devient un véritable mythe en Europe, et particulièrement à Paris, devenue capitale du marché de l'art. De plus en plus de tableaux du maître hollandais y sont importés, pour ensuite être exportés vers l'Allemagne, l'Angleterre ou la Russie. L'originalité de l'exposition réside dans sa volonté de faire découvrir comment l'art de Rembrandt a été perçu au XVIIIe siècle en France, où ses oeuvres influencent profondément les artistes et collectionneurs. A travers une sélection de cinquantes oeuvres visibles à l'époque, dont des peintures attribuées à Rembrandt ou réalisées par des artistes ayant étudié ou collectionné son travail tels que Chardin ou Fragonard, l'exposition explore les thèmes de l'imitation et de l'appropriation de son art.
Commentée par Hélia Paukner commissaire de l'exposition
× Mucem : exposition " Clément Cogitore..."Clément Cogitore, Ferdinendea, l'ile éphémère. Entre fin juin et mi-juillet 1831, l’activité volcanique sous-marine fait naître une nouvelle île en Méditerranée, dans le canal de Sicile, en face de la Tunisie. Le nouveau territoire éveille la curiosité des scientifiques et la convoitise des puissances européennes en pleine expansion coloniale. En quelques semaines, l’île est notamment revendiquée pour sa position stratégique par la Grande-Bretagne, la France et le Royaume des Deux Siciles. Cette compétition des nations est toutefois de courte durée : six mois à peine après son apparition, l’île nouvellement formée sombre sous les vagues de la Méditerranée. Ses noms multiples restent consignés dans les archives européennes : « Ferdinandea » pour le Royaume des Deux-Siciles, en l’honneur du roi Ferdinand II de Bourbon, « Julia » pour les Français en référence à la monarchie de Juillet, « Graham » pour les Anglais, d’après Sir James Graham, premier seigneur de l’amirauté, et « Nerita » pour les populations locales. À travers les films, vidéos et photographies, Clément Cogitore, artiste chercheur, spécule sur l’émergence, la chute et la possible réémergence du volcan. Entre documentaire et fiction, son intuition métaphorique orchestre prémonitions, croyances populaires, documents d’archives, relevés scientifiques et cartographiques : entre ses mains, « Ferdinandea » devient le miroir de différents rapports au monde et de futurs possibles. Selon le récit multiforme de Cogitore, « Ferdinandea » constitue une utopie/dystopie immergée, un lieu de tous les possibles à partir duquel l’artiste invite à repenser l’espace de la « mer du milieu ».
× Exclusive visit of Claude Como's workshopClaude Como has been selected as one of the featured artists by Galerie du19M at the Mucem in May 2024. She masterfully uses oil paint, ceramics, resin, charcoal, and wool to explore her personal history. Her works captivate us with the vibrant forms created through the tufting of wool in a thousand colors. The walls are “climbed” by the proliferation of generously colored, graphic writing. Her art is endemic, prolific, protean, abundant, fertile, and expressive, with saturated colors and a delicate, organic universe where nature and thought engage in a dialogue between material and emptiness, rationality and poetry.
× « Sur les traces de Cervantès et de l’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Mancha»Il peut paraître irréaliste d’organiser un voyage autour d’une oeuvre littéraire, même aussi célèbre que le « don Quichotte » de Cervantès, sauf à parcourir de long et en large les austères paysages de la Mancha, ce qui n’aurait pas beaucoup d’intérêt. Cervantès n’a pas situé le village de don Quichotte « …afin de permettre à toutes les villes et tous les villages de la Mancha de se disputer la gloire de le tenir pour leur enfant et de l’avoir à elles, tout comme les sept villes de la Grèce se disputèrent Homère ». Nous en découvrirons cependant quelques aspects.
par Nicolas Binet, géographe-urbaniste, expert en habitat et renouvellement urbain
× Conférence UTL : « Réparer et construire la ville »Crise du logement, crises environnementales : où habiter ? quels logements offrir alors que l'extension des villes en consommant des espaces non bâtis est de plus en plus prohibée, et que la densification des quartiers existants est souvent contestée ? La croissance démographique est derrière nous, mais de multiples besoins subsistent, notamment pour adapter le patrimoine aux évolutions sociales et sociétales. On le devine, c'est sans doute en mobilisant davantage le stock du "déjà là" que l'on pourra progresser entre un faisceau de contraintes. Comment surmonter les difficultés et les freins ?Un témoignage d'acteurs opérationnels, appuyé notamment sur des réalisations à Toulon, Marseille, Saint Denis, ou Clichy sous-bois.
commentée par Raphael Bories, commissaire de l'exposition
× Visite Mucem : MéditerranéesJules Migonney Tamaroud-Kabylie 1910 © Mucem Marianne Khun Les imaginaires de la Méditerranée sont multiples. Cette exposition s’interroge sur la manière dont se sont formés et diffusés ces imaginaires, et notamment sur le rôle des musées dans la création de ces « images » de la Méditerranée, toutes relatives et toutes construites. Dans les musées de beaux-arts, ce sont les civilisations du passé, en particulier celles de l’Antiquité, qui sont mises en valeur et qui construisent une Méditerranée rêvée nourrie de l’Odyssée d’Homère, de temples grecs et de récits sur Rome et Palmyre. Les musées d’ethnographie, qui apparaissent durant la période coloniale, s’intéressent pour leur part aux sociétés géographiquement ou culturellement « lointaines ». La sincérité de l’intérêt scientifique et humain pour l’Autre y côtoie les intérêts et les entreprises des puissances coloniales. Les musées de beaux-arts et les musées d’ethnographie se distinguent par les objets qu’ils conservent et les disciplines qui les étudient. Le Mucem souhaite aujourd’hui dépasser ces frontières et mettre en évidence les parallèles et les influences mutuelles qui existent entre ces deux types de musée. Suivant cette idée, « Méditerranées » mêle différents modèles muséographiques historiques. L’exposition présente plus de 300 objets et documents ; les dépôts proviennent d’une vingtaine d’institutions.
× Escapade culturelle à MarseilleVisites commentées par les conservateurs et commissaires : Coulisses du Mucem à la Belle de mai et trois expositions : « Méditerranées - Inventions et représentations » au Mucem « Aden-Marseille, d’un port à l’autre » à la Vieille Charité « Bonnes Mères » la nouvelle exposition du Mucem
× Visite privée de la maison CastelGaston Gastel (1886-1971) est un architecte qui a profondément marqué le paysage urbain de la Ville de Marseille, de 1920 à 1960 environ. Il est l’auteur de nombreuses oeuvres à Marseille : la reconstruction partielle de l’opéra, l’extension du Palais de Justice, le monument aux morts de l’armée d’Orient, des immeubles sociaux, etc., il a participé aussi à la reconstruction du Vieux-Port. Il fut également l’architecte en chef du département des Bouches-du-Rhône jusqu’en 1941, on lui doit à ce titre de nombreuses constructions : hôtels de ville, écoles, salles des fêtes, etc. Ses réalisations s’élèvent à plus de 270. Le Département lui a consacré une exposition aux archives départementales et un ouvrage en 2008. Gaston Castel se fait construire en 1921, sur une curieuse parcelle d’angle, ce qui sera à la fois ses ateliers et ses appartements. C’est un ensemble d’inspiration art déco que l’architecte dessina, ce qui vaudra au bâtiment d’être classé en1981.
Commentée par Helia Paukner, commissaire de l'exposition
× Exposition Don Quichotte Histoire de fou, histoire d'en rireEn 1605, Miguel de Cervantès invente un personnage qui se prend pour un chevalier errant dans un livre dont il est l’antihéros. Tel un vieil homme retombé en enfance, il joue à la fois « pour de vrai » et « pour de rire » les scénarios de son imagination. Avec son fidèle Sancho, il délivre des opprimés qui n’ont rien demandé et des princesses invisibles. L’un déclame de grands discours ampoulés et démodés, l’autre rétorque par des litanies de proverbes. Le duo enchaîne les combats parodiques, et l’auteur les mises en abîme malicieuses de la fiction et de lui-même.Quatre siècles ont pourtant déposé dans les secousses facétieuses ou vertigineuses de ce rire l’inquiétude de la modernité : la quête romantique d’un idéal impossible, la solitude métaphysique, le jeu des illusions et des désillusions, ou encore l’héroïsme de l’échec. A contrario, l’exposition a l’originalité de revenir sur les dimensions comiques, turbulentes et populaires de l’œuvre, ainsi que sur son inépuisable diffusion dans les champs artistiques les plus variés et dans la culture quotidienne.Partant des collections du Mucem, où Don Quichotte figure sur des lanternes magiques, des estampes, des cartes réclames et des jeux de cartes, l’exposition présente aussi des chefs-d’œuvre éditoriaux et artistiques, notamment grâce à un partenariat exceptionnel avec la Bibliothèque nationale d’Espagne et au soutien de nombreux prêteurs prestigieux en France comme à l’étranger…
commentée par Caroline Chenu, commissaire de l'exposition
× Visite Mucem : exposition " Bonnes mères "Depuis quatre millénaires, la maternité est au cœur de récits, de rites et d’images qui façonnent les sociétés. L’exposition « Bonnes Mères » consacre ainsi la maternité méditerranéenne comme objet de construction sociale, enjeu politique et sujet artistique dans un parcours immersif et diachronique retraçant son histoire de l’Antiquité à nos jours, dans un va-et-vient permanent entre les époques et les œuvres. Des déesses-mères antiques à la Bonne Mère marseillaise, des mères patriotiques aux artistes contemporaines, elle interroge les représentations d’une maternité souvent porteuse d’injonctions et dévoile la pluralité des vécus maternels. La scénographie est immersive et solaire ; elle accompagne le visiteur dans un cheminement sensible déroulant un plan en trois sections. « Bonnes Mères » s’ouvre sur les imaginaires liés aux figures traditionnelles de la mère, souvent idéalisés et fantasmés. Elle s’intéresse ensuite à ses réalités complexes et singulières, parfois invisibles, dévoilant des expériences intimes souvent passées sous silence – comme le deuil périnatal ou les interruptions de grossesse. L’exposition s’achève par un focus sur la transmission et les liens mère-enfant, décryptant codes et mimétismes.
× Balade littéraire et maritimeEn partenariat avec le COBIAC (collectif des bibliothécaires et des intervenants en actions culturelles), la société des Amis du Mucem vous invite à participer à la première balade maritime et littéraire programmée en 2026. Découvrez la sublime façade maritime de Marseille au fil de textes littéraires choisis et lus par l'écrivain marseillais Michéa Jacobi, lectures ponctuées d'un électique choix musical. La balade longera la côte sud de la ville, du Vieux-Port à l'île Maïre à bord de l'hélios, bateau à propulsion hybride et accessible aux personnes en situation de handicap. Le parcours pourra être adapté en fonction des conditions météo.
× Théâtre TNM La Criée "Ma République et moi"Texte, mise en scène et jeu Issam Rachyq-Ahrad. Techniquement, Ma République et moi est un seul en scène. Mais en réalité, Issam joue avec le public, l'invite chez sa mère, personnage principal du spectacle, dont il tisse un tendre portrait. Sa mère, son amour pour Dalida, son sens de l'hospitalité, arrivée du Maroc à 16 ans et qui, le jour où elle décide de porter le foulard, suscite une gêne, voire de la honte chez le petit garçon qu'était alors Issam. L'exploration pleine d'humour ce cette relation intime ouvre la voie à une réflexion sur nos façons de faire société, sur la liberté de choisir son ou ses identités, mais aussi sur la manière de soigner des blessures d'humiliation.
× Lectures gourmandes "Le Banquet des Empouses" d'Olga TokarczukEn Septembre 1912, lorsqu'il arrive au sanatorium de Görbersdorf, dans les montagnes de Basse-Silésie, le jeune Wojnicz espère que le traitement et l'air pur stopperont la maladie funeste qu'on vient de lui diagnostiquer : tuberculosis. A la Pension pour Messieurs Wojnicz intègre une société exclusivement masculine, des malades venus de toute l'Europe qui, jour après jour, discutent de la marche du monde et, surtout, de la "question de la femme". Mais en arrière-plan de ce symposium de misogynies, voici que s'élève une voix primordiale, faite de toutes les voix des femmes tant redoutées... Hypersensible, malmemé par un père autoritaire, Wojnicz veut à toute force étouffer son ambiguïté et dissimuler aux autres ce qu'il est ou redoute de devenir. Pourtant, une mort violente, puis le récit d'autres évènements terribles survenus dans la région, vont le conduire à sortir de lui-même. Alors qu'il est question de meurtres rituels et de sorcières ayant trouvé refuge dans les forêts, notre héros va marcher au-devant de forces obscures dont il ne sait pas qu'elles s'intéressent déjà à lui.
Visite commentée par Catherine Millet et Paule Acquaviva, amies du MUCEM× Jardins des migrationsLe jardin des migrations est un ensemble de 15 tableaux réalisé en 2013 par la société paysagiste APS. Il propose de retrouver la diversité botanique méditerranéenne face au large ou à la ville de Marseille. C'est le premier jardin méditerranéen de Marseille, il est le témoin des évolutions climatiques et nous invite à réfléchir sur les apports et les enjeux d'espèces nouvelles.
par Gilles Deckert, Chargé de collections au Musée d'Archéologie Méditerranéenne - Centre de la vielle Charité.
× Conférence UTL : « Du Nil au Vieux port – Petite Histoire d’une grande collection »Il est dit que derrière chaque grande collection se cache un éminent collectionneur… Marseille peut s’enorgueillir d’avoir eu pour cet apostolat le docteur Antoine Barthélemy Clôt, amateur éclairé, dont les morceaux choisis avec discernement font du département d’égyptologie marseillais la collection française la plus importante après le Louvre. Petite histoire dans la grande histoire, en toile de fond de morceaux choisis, nous évoquerons également, l’histoire des institutions des musées de France.
Visit to the "Savonnerie du Fer à Cheval"
× Discover ProvenceGuided visit of the Savonnerie du Fer à Cheval, one of the oldest soap factories in Marseille, continuously operating since 1856. During this visit, you will discover:* the history of the authentic Savon de Marseille,* traditional production workshops,* a unique artisanal know-how passed down through generations,* the iconic cauldrons still in use today.
Inside the garden and collection of American Gallery
× Cultural hours : American GalleryThe International Circle invites you to the American Gallery with the great opportunity to meet the owner Pamela King and the two French artists whose art works are being exhibited: Eric Maillet and Christophe Cuzin.The American Gallery is a private and very original art gallery located in the beautiful home and garden of Mrs King.Her goal is to promote contemporary art and intercultural exchanges between French and American artists and English-speakers living in the Southeast of France.
× Théâtre TNM La Criée "Dvorak en Amérique"De Prague au " nouveau monde ", un concert-récit autour du célèbre compositeur tchèque et de ses fructueuses années passée aux Etats-Unis. En 1892 une mécène et grande mélomane américaine lui propose la direction du Conservatoire de New-York. Il y passe quatre années avant de retrouver sa chère Bohème. De cette période datent certaines des ses compositions les plus connues : La Symphonie du Nouveau Monde, Le Quatuor Américain et le Concerto pour Violoncelle. Autant d'oeuvres dont les plus belles pages sont interprétées ici par des artistes virtuoses réunis autour d'Olivier Bellamy qui nous conte ces riches années de la vie du musicien. Avec Olivier Bellamy narrateur Selim Mazari piano Cristina Pasarolu chant et le Quatuor Malà Strana.
× Les collections des antiquités égyptiennes au Centre de la Vieille Charité.Cette visite sera commentée par Gilles Deckert, Responsable au Centre de la Vieille Charité du département des antiquités égyptiennes du musée d'archéologie méditerranéenne, L’origine de la majeure partie de cette collection, qui est la seconde collection d’antiquités égyptienne après celle du Louvre, a été constituée par la collection d’objets réunis par le docteur Clot-Bey (1793-1868) qui, à la demande du vice-roi d’Égypte Méhémet Ali, séjourna longtemps dans ce pays et y créa l’école de médecine. Ce fonds acquis par la ville de Marseille fut complété par des dons et des acquisitions diverses.
× Visite privée de la maison CastelGaston Gastel (1886-1971) est un architecte qui a profondément marqué le paysage urbain de la Ville de Marseille, de 1920 à 1960 environ. Il est l’auteur de nombreuses oeuvres à Marseille : la reconstruction partielle de l’opéra, l’extension du Palais de Justice, le monument aux morts de l’armée d’Orient, des immeubles sociaux, etc., il a participé aussi à la reconstruction du Vieux-Port. Il fut également l’architecte en chef du département des Bouches-du-Rhône jusqu’en 1941, on lui doit à ce titre de nombreuses constructions : hôtels de ville, écoles, salles des fêtes, etc. Ses réalisations s’élèvent à plus de 270. Le Département lui a consacré une exposition aux archives départementales et un ouvrage en 2008. Gaston Castel se fait construire en 1921, sur une curieuse parcelle d’angle, ce qui sera à la fois ses ateliers et ses appartements. C’est un ensemble d’inspiration art déco que l’architecte dessina, ce qui vaudra au bâtiment d’être classé en1981.
× Visite de l'exposition Toulouse Lautrec - Hôtel de Caumont - Aix-en-ProvenceVisite sous la conduite de Laurent Genest, conférencier diplômé de l'Ecole du Louvre. Portée par une scénographie flamboyante, l'exposition vous invite à vous immerger dans l'atmosphère de la bohême montmartoise tout en mettant en lumière les deux médiums de prédilection de l'artiste que sont la lithographie et la peinture. En s'appuyant sur la richesse de collections privées inédites et de grandes institutions muséales telles que le musée Toulouse-Lautrec, le musée d'Orsay et le musée Carnavalet, l'exposition explore aussi bien les tableaux de plein air, intimes et sensibles, que les affiches emblématiques consacrées aux grandes figures du spectacle de la Belle Epoque, telles que la Goulue, Aristide Bruant ou Jane Avril, et celles réalisées pour la presse, l'édition et à des fins publicitaires. Elle aborde également la question du théâtre, notamment à travers la figure du spectateur-voyeur, mais aussi celle de la prostitution, centrale chez l'artiste pour comprendre le regard bienveillant qu'il portait sur ses contemporains. L'exposition offrira l'occasion de découvrir comment Toulouse Lautrec a su, mieux que quiconque, capter l'essence du Paris de la Belle époque et du monde du spectacle et abordera aussi ses liens avec ses contemporains comme Pierre Bonnard, avec qui il cultive un intérêt commun pour le japonisme.
par Yamina El Djoudi, responsable du département de la production culturelle au Mucem
× Conférence UTL : « De l'idée à l'exposition »La fonction « Production » au sein des musées est mal connue. Yamina El Djoudi, responsable de ce département se propose de nous la faire découvrir : « La production des expositions, si elle ne participe pas au concept de l'exposition, est un travail d'accompagnement du projet du moment où il émerge et intègre notre programmation (l'idée) au moment où elle existe matériellement pour les publics (l'exposition). Elle est chargée d’organiser la logistique des expositions : coordination entre les nombreux prestataires intervenant au service d’une exposition, qu’il s’agisse de l’obtention des prêts, du transport et de l’assurance des œuvres, de la scénographie et de l’accrochage, ou encore de l’élaboration et la gestion de leur budget de production. Nous aimons à penser, et c’est ainsi que nous agissons, que nous produisons non pas pour le concepteur mais avec lui, pas à pas. »
× Lectures Gourmandes "Les guerriers de l'hiver" d'Olivier NorekDans ce pur roman de guerre l'écrivain ausculte l'humanité dans ses retranchements les plus obscurs. Il braque les projecteurs sur la guerre d'Hiver déclenchée en novembre 1939 lorsque l'Union soviétique envahit la Finlande, seul conflit actif pendant quelques mois en Europe, alors que l'Allemagne nazie pousse ses pions. L'écrivain raconte la tenacité d'un peuple et de son armée, que la Russie imaginait voir plier en une dizaine de jours... Le parallèle avec l'actualité est évident, même si Norek ne dévie jamais de sa ligne historique et de la figure centrale de ce roman choral : Simo Häyhä, "la Mort blanche", tireur d'élite finlandais d'exception devenu légende vivante. Il en fait un personnage complexe, qui ne s'extrait du chaos humain que par sa communication avec la forêt. Autour de lui, d'autres hommes entrent au contraire en "harmonie avec le chaos", quand les "lottas", ces femmes engagées volontairement dans l'armée finlandaise, incarnent une forme d'espoir face à l'horreur.
Sous la conduite de M.J Linou, commissaire de l’exposition
× Art nouveau-Art déco au château Borély, Marseille au coeur des stylesEntre 1889 et 1937, période jalonnée par les expositions universelles de 1900 et 1925, les arts décoratifs connaîssent une profonde mutation : les courbes de l’Art nouveaulaissent place aux lignes géométriques et au souffle moderniste de l’Art déco. L’exposition Art nouveau / Art déco. Marseille au coeur des styles propose de traverser cette périodecharnière en mettant en lumière les correspondances, les ruptures et les réinventions qui ont façonné ces deux courants majeurs de la modernité.Réunissant près de 180 oeuvres – mobilier, céramiques, verres, créations de mode, peintures, dessins, objets de voyage – elle propose une double lecture : d’une partl’évolution stylistique, de la Belle Époque aux années 1930, d’autre part les résonances de ces courants à Marseille et en Provence.
× Théâtre TNM La Criée "Annonciation, Torpeur, Noces"1995,2023,1989 : C'est une danse à 3 temps que propose Angelin Preljocaj reprenant 2 pièces importantes de son répertoire pour encadrer une création plus récente. Annonciation, duo pour 2 danseuses figurant l'Archange Gabriel qui apprend à Marie qu'elle va donner naissance à Jésus. Changement de rythme avec Torpeur, ses 12 danseuses et danseurs explorant cet état du corps sur la musique du collectif 79D. Enfin 35 ans après avoir été crées, Stravinsky et ses Noces féroces nous saisissent. Avec les danseurs du Ballet Preljocaj
× Théâtre TNM La Criée "Shake the Spirit"La Cie Nine spirit fête ses 25 ans ! Pensée comme un pont entre la tradition du jazz et les esthétiques classiques et contemporaines, la compagnie fondée par Raphaël Imbert cèlèbre ses 25 ans avec une grande fête musicale. Pour fêter son quart de siècle, la compagnie réunit autour de son fondateur, le saxophoniste Raphaël Imbert et de sa directrice artistique, la pianiste Amandine Habib, une pléiade d'artistes : Jean-Luc di Fraya (percussionniste et chanteur), Pierre-François Blanchard (pianiste), Pierre Fenichel (contrebassiste), membres de longue date ; Celia Kameni (chanteuse), Léna Aubert (contrebassiste) Eric-Maria Couturier (violoncelliste), complices ; Senny Camara (joueuse de kora), Nesrine Belmokh (chanteuse et violoncelliste), nouvelles partenaires.
× De la villa Tamaris à la Banque d’Hyères, Bruno Barbey et Gustave CourbetExposition Bruno Barbey à la Villa Tamatis (La Seyne-sur-Mer) :D’une facture apparemment classique, l’oeuvre de Bruno Barbey occupe dans l’histoire récente de la photographie, une place à part. Très largement diffusé dans la presse et les magazines les plus emblématiques (Du, Camera, Time, Newsweek,Stern...), son travail est pourtant trop souvent éclipsé par son célèbre reportage sur les Italiens, réalisé à ses débuts dans la première moitié des années 60, ainsi que par les admirables images en couleur de son Maroc natal… Or que ce soit dans le photojournalisme, dans l’utilisation de la couleur, ou dans l’approche photographique singulière qui le caractérise, Bruno Barbey fait figure de précurseur. Gustave Courbet au Musée de la Banque (Hyères) : L’exposition est organisée en partenariat avec l’Institut Gustave Courbet. Peintre visionnaire, représentant au premier chef le réalisme en peinture, il est l’auteur de toiles devenues mythiques comme Un Enterrement à Ornans, L’Atelier du peintre, Le Désespéré ou encore L’Origine du monde. Mais derrière ces chefs-d’oeuvre, se dessine un artiste multiple, profondément enraciné dans sa terre natale et en même temps, ouvert aux horizons du monde.Né à Ornans, Courbet resta, toute sa vie, attaché à la Franche-Comté. Dans son oeuvre, le paysage occupe une place essentielle, près des deux tiers de sa production. Ses paysages, qu’il voulait universels, traduisent l’âme des sites qu’il aimait — la Source de la Loue, le Puits-Noir, les falaises du Jura. Mais son regard s’ouvre aussi sur d’autres horizons. La mer, qu’il découvre au Havre en 1841, devient une révélation : « La mer, sans horizon, que c’est drôle pour un habitant du vallon. » De la Loue au Léman, de la Manche à la Méditerranée, l’eau devient pour lui symbole de mouvement, de liberté et d’évasion.
commentée par Caroline Chenu, commissaire de l'exposition
× Visite Mucem : exposition " Bonnes mères "Depuis quatre millénaires, la maternité est au cœur de récits, de rites et d’images qui façonnent les sociétés. L’exposition « Bonnes Mères » consacre ainsi la maternité méditerranéenne comme objet de construction sociale, enjeu politique et sujet artistique dans un parcours immersif et diachronique retraçant son histoire de l’Antiquité à nos jours, dans un va-et-vient permanent entre les époques et les œuvres. Des déesses-mères antiques à la Bonne Mère marseillaise, des mères patriotiques aux artistes contemporaines, elle interroge les représentations d’une maternité souvent porteuse d’injonctions et dévoile la pluralité des vécus maternels. La scénographie est immersive et solaire ; elle accompagne le visiteur dans un cheminement sensible déroulant un plan en trois sections. « Bonnes Mères » s’ouvre sur les imaginaires liés aux figures traditionnelles de la mère, souvent idéalisés et fantasmés. Elle s’intéresse ensuite à ses réalités complexes et singulières, parfois invisibles, dévoilant des expériences intimes souvent passées sous silence – comme le deuil périnatal ou les interruptions de grossesse. L’exposition s’achève par un focus sur la transmission et les liens mère-enfant, décryptant codes et mimétismes.
× Théâtre TNM La Criée "Dom Juan"Macha Makeïeff continue d'explorer en compagnie de Molière la question de l'emprise, entre noirceur tragique et rire éclatant. Dans un décor unique - nous sommes chez Dom Juan, face à son lit aux draps défaits - les registres cohabitent, la comédie et le rire n'étant pas exclus du tragique. Transposée au XVIIIème siècle, qui est celui du Marquis de Sade et d'une Révolution qui arrive, la pièce écrite au XVIIème résonne d'autant plus avec notre présent qu'elle n'y est pas plaquée. D'une société au bord du gouffre à l'émancipation des femmes, les reflets apparaissent en clair-obscur. Mise en scène Macha Makeïeff, Lumières Jean Bellorini assisté d'Olivier Tisseyre.
par Anna Millers, Conservatrice du patrimoine au Mucem
× Conférence UTL : « Techniques, pratiques et récits du corps »Dans la collection du Mucem, les objets et archives relatifs à la médecine, à la santé publique, à la sexualité, au soin, aux modifications corporelles ou encore aux activités physiques et sportives racontent une histoire du corps. Ils invitent à étudier les technologies et les pratiques ainsi que les représentations et les discours qui produisent, conditionnent et transforment les corps. Cette intervention invite à une traversée de quelques corpus choisis au sein des collections relevant du pôle « Techniques, pratiques et récits du corps ».
Visit the studio of french artist Adrien Vescovi
× Cultural hours : Adrien VescoviAdrien Vescovi is currently exhibiting at La Vieille Charité (Cultural season of French Institute)Influenced by architecture and nature, Vescovi develops site-specific works that explore the concept of the “free canvas.” Context plays a central role in his practice, shaping unique temporalities where colours drawn from air, earth, and fire converge. Chance and gesture are integral, with sewing becoming a painterly act in its own right.
DECOUVERTE AU FIL DES SIÈCLES DE LA CREATION DE L’UNIVERSITÉ
× Balade aixoise sur les pas de l'université au XIIeDeux heures de balade avec Florence Masson-Benoit guide-conférencière diplômée pour répondre à de nombreuses questions (parfois obscures et mystérieuses) sur la création des universités et particulièrement celle d’Aix en Provence. La première université est créée à Paris en 1150, mais c’est fin 1409 que René d’Anjou II fonda l’université d’Aix Marseille pour renforcer le pouvoir comtal avec des objectifs politiques. Quel est le rôle de l’Eglise dans la création des universités et particulièrement celle d’Aix ? Quel joug terrorisant l’Eglise exerça-t-elle sur les étudiants ? Pourquoi ostraciser, les idées des Francs-maçons, et organiser des procès en sorcellerie ? Et bien d’autres interrogations viendront nous interpeller auxquelles nous tenterons de donner des explications lors de notre parcours. Dans notre déambulation aixoise, nous serpenterons de la Cathédrale Saint Sauveur jusqu’au monument Sec pour finir sur la place des Prêcheurs … Venez frissonner avec nous à la découverte de la longue histoire des précurseurs de la liberté des pensées.
× Lectures Gourmandes "Le paradis caché" de Luca de FulvioAvril 1633, à San Michele, petit village des Alpes italiennes dans le monastère de Santa Ulpizia où Susanna et Daniele ont été élevés l'un et l'autre par les moines ; Susanna y est née, Daniele y a été placé à l'âge de cinq ans, à la mort de sa mère. Frappés par le destin dès l'enfance, ils sont comme frère et soeur. Devenant femme, Susanna a dû s'installer au couvent Santissima Assunta Maria et cette jeune fille libre découvre sa féminité au pire moment de l'inquisition italienne et des bûchers pour sorcellerie. A Rome, le procès Galileo Galilei vient de s'ouvrir, le savant italien est accusé d'hérésie pour avoir relayé les thèses du polonais Copernic sur l'héliocentrisme : la terre n'est pas au centre de l'univers comme le soutient le Saint-Office, c'est-à-dire l'Inquisition, mais le soleil. Susanna, désormais mariée, loin de son frère de sang, est accusée d'avoir tué son mari. Convaincue de sorcellerie, elle va être brûlée. Daniele fait partie des inquisiteurs.
Exposition « Carte blanche à Ernest Pignon-Ernest » Traversée maritime et visite du « Fort de Bouc »
× Ernest Pignon-Ernest (revient) à ZIEM et Fort de Bouc à MartiguesQuarante-quatre ans après son premier passage marquant sur les rives de l'étang de Berre, le père du street-art français, Ernest Pignon-Ernest, revient à Martigues. Seul musée à avoir la chance de conserver une œuvre à même le mur de cet artiste, c’est tout un symbole de travailler à nouveau avec lui. L’année 2026 marque les soixante ans d’un travail plastique de cet artiste précurseur de ce que l’on nomme désormais le « street-art », ses interventions métamorphosent, perturbent, révèlent les lieux et les événements qu’il a précisément choisis. Il est une figure incontournable et populaire de la scène artistique consacré tant au niveau national qu’international. Chez lui, le dessin n’est jamais décoratif. Il se fait geste politique, hommage aux oubliés, appel à la conscience collective. Cette grande exposition à Martigues, sera au-delà d’une rétrospective d’un des plus grands artistes contemporains, une invitation à réfléchir à la place de l’art dans l’espace public. Pique-nique au bord de l’eau puis départ à 14h par navette maritime qui nous permettra de suivre les canaux et de voir défiler les monuments essentiels de Martigues : ville posée sur l'eau. … pour arriver à Fort de Bouc*, le visiter et découvrir son histoire riche en péripétie depuis le XII° siècle. Construit au Moyen Age à l'entrée de l'étang de Caronte entre le golfe de Fos et l'Etang de Berre, Fort de Bouc a une position stratégique pour le commerce maritime et le contrôle de la région. Ce qui donne à cet ouvrage une fonction double, à la fois défensif et phare.
× La Crète, Mythes, Civilisations et LumièreDécouverte de la Crète : Héraklion, Rethymnon, Arkadi, Necropole Armani, Phaistos, site de Agia Triada, Matala, Agia Ekaterina, Musée Archéologique, Musée Kostana, Myrtia, Knossos, Malia, Gournia, Toplou, Sitia Sitia, Lato, Elounda, Spinalonga.
× La Crète, Mythes, Civilisations et LumièreDécouverte de la Crète : Héraklion, Rethymnon, Arkadi, Necropole Armani, Phaistos, site de Agia Triada, Matala, Agia Ekaterina, Musée Archéologique, Musée Kostana, Myrtia, Knossos, Malia, Gournia, Toplou, Sitia Sitia, Lato, Elounda, Spinalonga. |






